Et si nous ne prenions que des bonnes décisions ? utopie ou possibilité ?
Saviez-vous que nous prenons en moyenne 35 000 décisions par jour ? C’est colossal ! Heureusement, nous ne sommes pas conscients de la majorité de ces choix, car beaucoup sont automatiques ou sans enjeu. Toutefois, les décisions importantes, elles, mobilisent une énergie considérable.
En effet, la prise de décision n’est jamais chose simple !
“Est-ce la « bonne » ou la « mauvaise » décision que je m’apprête à prendre ? “
Cette question, tout le monde se la pose sans cesse, quotidiennement. La peur de l’erreur, la peur de l’échec. C’est humain après tout.
Lorsque que j’ai décidé de candidater au TEDx de novembre 2024, je me suis simplifiée la vie en me disant “postule et tu verras “. Pas de stress, pas de prise de tête, “je tente et le destin fera le chemin”.
J’ai simplement écouté mon « enfant intérieur », ou mon intuition, qui me disait que c’était le bon moment, la bonne thématique, la bonne décision…
L’angoisse de la prise de décision
Je sais que pour certaines personnes, la prise de décision est source d’angoisse et de stress. Pour ma part, ce n’est pas le cas car j’ai ce chemin de pensée qui dit que rien n’est définitif.
Lorsque que j’ai été sélectionné pour le TEDx, je m’étais dit que si préparer la conférence avait été un enfer pour moi, j’aurai pris la décision de ne pas aller au bout du projet.
Lorsque que j’ai pris la décision de quitter le monde du salariat pour devenir entrepreneur, j’avais une issue de secours si cela ne fonctionnait pas. Je pouvais revenir au sein de mon métier précédent.
En partant de ce principe, la prise de décision est beaucoup plus simple, du moins pour moi, ma personnalité et ma façon de penser, d’agir et de réagir.
Dans mes accompagnements en coaching, il est fréquent que je rencontre des personnes angoissées à l’idée de prendre une décision importante. Cette peur provient souvent de l’incertitude ou du risque perçu. Pourtant, en posant une simple question : « Et si cela ne se passait pas comme prévu, que feriez-vous ? » j’observe un changement rapide dans leur état d’esprit.
Cette réflexion les aide à relativiser, en réalisant qu’il existe toujours des solutions pour s’adapter et agir. La prise de décision devient alors moins paralysante et plus constructive.
Steve Jobs, par exemple, avait compris l’impact de cette charge mentale. Fatigué de devoir prendre trop de décisions chaque jour, il a instauré une règle simple : porter les mêmes vêtements chaque jour. Cette routine lui permettait d’économiser son énergie mentale pour se concentrer sur les décisions stratégiques.
Adopter des routines ou des règles claires dans notre quotidien peut être un excellent moyen d’alléger notre charge mentale. En simplifiant les petites décisions, nous créons de l’espace pour nous concentrer sur celles qui comptent vraiment. La prise de décision devient alors un processus plus serein et maîtrisé.
La non-décision, pire qu’une mauvaise décision ?
Prendre une décision comporte toujours une part de risque. Cependant, la non-décision est bien plus problématique : elle freine tout avancée, érode la confiance en soi et peut engendrer des tensions au sein des équipes.
Je me souviens avoir accompagné deux associés en coaching. Face aux difficultés rencontrées dans leur entreprise, ils refusaient de prendre les décisions qui s’imposaient. Résultat ? Leur indécision a conduit à des conflits relationnels : chacun blâmait l’autre pour la situation économique de l’entreprise. Peu à peu, leur collaboration s’est détériorée, menant au désengagement et finalement, à l’extinction de leur entreprise. Ce qui aurait pu être sauvé par une décision réfléchie s’est transformé en un échec empreint d’amertume.
Comment savoir si nous avons pris la bonne décision ?
Pour ma part, je sais que ma décision est la bonne lorsque les portes s’ouvrent, que tout semble s’aligner naturellement, un peu comme si les rouages étaient parfaitement huilés. Cela ne signifie pas que tout est facile, mais plutôt que les choses s’enchaînent avec cohérence.
Je repense souvent à la plateforme de coaching Ubicoach que j’avais lancée avec mon associé. Dès le départ, nous avons rencontré de nombreux obstacles, comme si les signes nous avertissaient. À peine créée, nous avons dû changer de nom, car une autre entreprise avait déposé le même quelques jours avant nous. Était-ce le premier signal ? Probablement. Malgré tout, nous avons insisté… Jusqu’à ce que la réalité nous rattrape. La meilleure décision que nous ayons prise a finalement été de cesser cette activité avant qu’il ne soit trop tard. Une fois cette décision actée, je me suis sentie incroyablement légère, signe que c’était la bonne.
C’est pour cela que je suis convaincue que les décisions ne sont jamais figées. Avec le temps et de nouveaux paramètres, il est parfois nécessaire de revoir une décision initiale. Alors, inutile de s’angoisser : rien n’est définitif.
Ce que j’ai appris, c’est que la prise de décision ne consiste pas à viser la perfection, mais à s’autoriser à avancer, ajuster et s’adapter. Témoigner de son expérience avec authenticité, sans prétendre être une experte absolue, peut avoir un impact puissant. C’est dans cette simplicité que j’ai trouvé ma nouvelle direction.
J’ai pris une décision… Celle de faire plus de conférences
Une année, j’ai été challengé par un philosophe : il me demandait de parler de « mes rêves, mes envies et comment je vais au bout tellement ils m’animent » en conférence. Sa demande était un vrai challenge. Et finalement, je me suis surprise à vraiment apprécier cette thématique.
Reprenons l’exemple de ma décision de participer au TEDx Saint-Étienne. Ce choix m’a non seulement ouvert de nouvelles opportunités professionnelles, mais il a aussi révélé des envies insoupçonnées. Depuis cette expérience, j’ai eu le déclic de proposer des conférences-ateliers dans mes coachings d’équipe, en m’appuyant sur mon vécu, qu’il soit sportif ou professionnel. Ce qui a commencé comme un simple témoignage s’est transformé en un véritable pilier de ma pratique. Ce n’était pas prévu, mais cela s’est imposé avec une évidence désarmante.
Nous prenons tous des résolutions en début d’année. Personnellement, je préfère me lancer des défis.
Alors si je devais vous présenter le miens, ce serait bien celui-ci : faire plus de conférences.
Et je pense que c’est la bonne décision pour mon activité et mes besoins personnels.
Et puis, si c’est finalement la mauvaise, ce n’est pas bien grave !
Sur quels thèmes aimeriez-vous que je prenne la parole pour inspirer vos équipes ?






